6 Raisons d'être LOUD en 2025 (Mixage & Mastering)

Alors que la normalisation du volume perçu (loudness en anglais) sur les plateformes de streaming semblait annoncer la fin de la guerre du volume, celle-ci perdure. Si l'inflation sonore a atteint son paroxysme dans les années 2010 avant de légèrement reculer ces dernières années, les masters restent aujourd’hui bien plus “loud” qu’à l’époque pré-CD.

Dans ce billet de blog qui reprend ma vidéo YouTube, je vous explique les différentes raisons qui poussent encore à produire des masters très compressés. Qu’elles soient légitimes ou discutables, elles existent bel et bien, et je souhaitais vous les exposer. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, mais d’un éclairage sur les logiques à l’œuvre.

1. Le Mix ou Master de Référence est Loud

Lorsque vous recevez un mix en tant qu'ingénieur mix, il y a souvent un mix de référence (rough mix) qui a été validé. Ce mix de référence est souvent loud, ce qui rend difficile de faire valider un mix moins loud. Les artistes et labels ne comparent pas les morceaux à volume égal, ce qui complique l'acceptation d'un mix moins loud. De plus, les procédés techniques mis en oeuvre pour obtenir cette loudness (saturation, limiting, clipping, etc.) apporte une esthétique particulière, un grain sonore qui est devenu une norme.

2. La Compétition Continue

La compétition entre ingénieurs mix et mastering est féroce. Les morceaux sont parfois envoyés à plusieurs ingénieurs, et chacun essaie de se démarquer en étant plus loud. Les artistes et labels ne prennent pas le temps d'aligner les volumes ressentis des différents mix et/ou masters mis en concurrence, ce qui favorise les morceaux plus loud. Cette compétition est exacerbée par la précarité et la forte concurrence dans les industries culturelles.

3. Les DJs Préfèrent les Morceaux Loud

Les DJs jouent des morceaux en club, en boîte de nuit, et dans les festivals, où il n'y a pas de normalisation du volume. Ils préfèrent des morceaux loud pour capter l'attention du public. Si un morceau n'est pas assez loud, il risque d'être ignoré. Cette compétition est particulièrement présente dans la dance music, où la loudness reste cruciale.

4. Certains Genres Appellent à la Loudness

Certains genres musicaux, comme le metal moderne, l’hyperpop ou le dubstep US, sont nés dans la guerre du volume et nécessitent une certaine densité sonore. La loudness est devenue une esthétique pour ces genres, et les morceaux doivent souvent être clippés, saturés, et limités pour correspondre à cette norme.

5. C'est Fun !

Pousser un limiteur, clipper un morceau, et saturer le son peut être amusant et gratifiant. Cela donne un son particulier, une saturation douce, et un ressenti de punch. C'est un défi que les ingénieurs mix et mastering peuvent apprécier relever.

6. Garder le Contrôle créatif

Faire sa propre loudness permet de garder le contrôle sur l'intégrité artistique du morceau. Si un ingénieur mastering reçoit un mix dynamique, il peut décider de le rendre très loud, ce qui peut altérer le morceau. En prenant les décisions de loudness dès le mixage, on peut mieux contrôler l'équilibre et la tonalité du morceau.

Conclusion

Ces raisons montrent que la loudness reste pertinente en 2025, tant pour des raisons économiques qu’esthétiques. Bien que certaines de ces raisons soient discutables, il est clair que la loudness fait partie intégrante de la production musicale moderne.

Si vous souhaitez faire appel à mes services en mastering, rendez-vous sur la section dédiée de mon site web !

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